La tendinite du genou

Définition

Les tendinites du genou sont constituées essentiellement par :

  • tendinite de la patte d’oie à la face interne du genou
  • tendinite rotulienne au-dessous de la rotule
  • tendinite quadricipitale au-dessus de la rotule
  • tendinite externe ilio-tibiale ou du fascia lata

Symptômes

La douleur siège dans la région correspondant à la situation topographique plus haut énumérée. Son type est la plupart identique avec augmentation d’intensité à l’issue de l’effort et généralement calmée par le repos. Il y a tout de même quelques particularités propres à chaque tendinite. La tendinite quadricipitale comme celle rotulienne peut être exacerbée par le repos et diminuée au cours de l’effort quand celle du fascia lata ou syndrome de l’essuie-glace apparait à l’effort de façon constante après une certaine distance de course, toujours la même. Quant à la tendinite de la patte d’oie, sa douleur est souvent maximale dans les escaliers et peut réveiller la nuit.

La palpation et la pression sur les tendons correspondants réveille les douleurs. Elle recherche aussi des signes locaux d’inflammation avec tuméfaction et rougeur locale. Elle peut parfois percevoir une dépression, un signe de rupture partielle des fibres tendineuses. Enfin les mouvements contrariés sont douloureux.

Si les radiographies ne sont pas généralement nécessaires la plupart du temps, il importe cependant d’éliminer avec cet examen et à partir de la cinquantaine une arthrose fémoro-tibiale interne du genou débutante dans le tableau de tendinite de la patte d’oie ou celle externe dans le syndrome de l’essuie-glace. Cet examen peut mettre en évidence des calcifications tendineuses assez fréquentes dans la forme quadricipitale.

Le bilan clinique peut être complété par échographie et IRM qui confirmeront la lésion tendineuse et son stade anatomique. Une prise de sang pourra étayer l’élaboration diagnostique éliminant un trouble métabolique ou inflammatoire général. Il faut bien sûr savoir reconnaitre les ruptures du tendon quadricipital ou rotulien entrainant une impotence totale: à rechercher systématiquement après aggravation des symptômes dans les suites d’une infiltration.

Traitements

Il comporte en priorité le repos du tendon et dans les formes très inflammatoires l’utilisation du froid. C’est un repos relatif qui doit éviter l’installation d’une amyotrophie lorsqu’il se prolonge. La mise en décharge avec cannes peut être proposée avec genouillère dans les 2 premières semaines. Les antalgiques oraux sont de règle plus ou moins associés aux anti-inflammatoires quand cela est possible. Il peut être complété par l’utilisation de topiques locaux dérivés de la capsaïcine à effet antalgique puissant ou de certaines molécules anti-inflammatoires comme le kétoprofen. Il est complété secondairement par la physiothérapie avec ultrasons voire ondes de choc et par la kinésithérapie qui trouve ici une place de choix dans l’arsenal thérapeutique. Les infiltrations sont ici controversées mais de toute façon limitées.

La chirurgie est proposée dans certaines formes traînantes et bien sûr en cas de rupture.

Il convient d’entreprendre un bilan mécanique pour éliminer toutes les causes favorisant la tendinite (mauvaise chaussures, matériel utilisé…), un bilan nutritionnel (défaut d’hydratation, alimentation déséquilibrée…). Dès l’amélioration progressive des symptômes cliniques et sans attendre le passage à la chronicité de ceux-ci, toujours possible dans les formes qui semblent traîner, il importe d’introduire une supplémentation d’éléments propres à nourrir le tendon et à favoriser la cicatrisation complète. Cette démarche deviendra systématique en cas de tendinite récidivante.

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