AINS : recommandations de l’AFSSAPS

Prescription des anti-inflammatoires non stéroïdiens
(AFSSAPS – Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé)
http://afssaps.sante.fr/htm/5/rbp/indrbp.htm

1-Il n’y a pas lieu de poursuivre un traitement par un AINS lors des rémissions complètes des rhumatismes inflammatoires chroniques et en dehors des périodes douloureuses dans les rhumatismes dégénératifs.

2-Il n’y a pas lieu de poursuivre un traitement par un AINS au-delà d’une période d’une à deux semaines dans les lombalgies aiguës et/ou lombosciatalgies aiguës et dans les rhumatismes abarticulaires en poussée, sans une réévaluation clinique.

3-Supprimée.

4-Il n’y a pas lieu d’associer un anti-ulcéreux (misoprostol ou ipp) à un AINS à dose anti-inflammatoire sans avoir évalué le risque digestif individuel (âge > 65 ans, antécédents d’ulcère gastro-duodénal, antécédents d’intolérance aux AINS).

5-Il n’y a pas lieu, car dangereux et contre-indiqué, de prescrire un AINS à partir du sixième mois de la grossesse, sauf utilisations obstétricales très limitées.

6-Il n’y a pas lieu de prescrire un AINS à des doses supérieures aux doses recommandées.

7-Il n’y a pas lieu de prescrire un AINS par voie intramusculaire (*) au-delà des trois premiers jours du traitement, la voie orale prenant le relais.

8-Il n’y a pas lieu d’associer deux AINS par voie générale, y compris l’aspirine (sauf lorsque celle-ci est prescrite à visée anti-agrégeant à des doses < 500 mg). Cette recommandation concerne toute la classe des AINS, qu’ils soient prescrits comme antalgiques, antipyrétiques ou anti-inflammatoires.

9-Il n’y a pas lieu, en raison du risque hémorragique, de prescrire un AINS chez un patient sous anti-vitamine K, ou sous héparine ou ticlopidine.

10-Il n’y a pas lieu, particulièrement chez le sujet âgé, en raison du risque d’insuffisance rénale aiguë, de prescrire un AINS chez un patient recevant un traitement par inhibiteur de l’enzyme de conversion, diurétique ou antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II, sans prendre les précautions nécessaires.

11-Il n’y a pas lieu d’associer un traitement AINS à la corticothérapie, sauf dans certaines maladies inflammatoires systémiques évolutives (lupus érythémateux disséminé, angéites nécrosantes, certaines polyarthrites rhumatoïdes, etc.)

(*) La voie parentérale ne diminue pas le risque digestif, comporte des risques spécifiques et n’est pas plus efficace au-delà de ce délai.

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