Foire aux questions

Les questions que vous vous posez !

Nous publions sur cette page les réponses aux questions qui nous sont fréquemment posées. Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question, n’hésitez pas à nous contacter.

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Arthrose

 

Q. Qu’est-ce que l’arthrose ?

C’est une maladie du cartilage articulaire (perte du revêtement des os permettant le mouvement entre 2 extrémités osseuses dans une jointure)

Q. Existe-il plusieurs formes d’arthrose ?

Il existe :

  • des arthroses primitives c’est une maladie du tissu cartilagineux avec chondrolyse médiée par des processus enzymatiques.
  • des arthroses secondaires favorisées par une cause extérieure, par exemple la déformation des axes des membres inférieurs : le genu varum « genoux arqués » favorise l’usure interne des genoux, là où appuiera le plus le poids du corps.
  • des arthroses diffuses avec atteintes multiples et composante familiale voire génétique, on parle de polyarthrose (POA) sur la colonne vertébrale, les hanches, les genoux et les doigts.

Les arthroses localisées les plus courantes concernent la colonne vertébrale (rachis), les doigts, les genoux (gonarthrose) et les hanches (coxarthrose).

Q. Quels sont les facteurs de risque de l’arthrose ?

Ce sont des facteurs favorisants, susceptibles pour certains de correction :

  • Avant tout, les malformations ou déformations : scoliose, cyphose, lordose excessives pour le rachis, les dysplasies de hanche (malformation), le genu varum (genoux arqués) et le genu valgum (genoux en X) pour les genoux.
  • La surcharge de poids pour les genoux. Le poids peut « fabriquer » une arthrose du genou, ailleurs il peut l’aggraver.
  • Les excès de certaines activités physiques trop sollicitantes ou certaines activités professionnelles qui créent des micro et macrotraumatismes.
  • Les maladies voisines du cartilage: atteintes ligamentaires (entorses), tendineuses, osseuses (ostéonécroses), des membranes synoviales
  • Les maladies de surcharges du cartilage (métaboliques) : fer (hémochromatose), cuivre (maladie de wilson), calcium : chondrocalcinose
  • Enfin, probablement des anomalies génétiques : il existe des familles d’arthrosiques.

Q. Qu’est-ce qui fait mal dans l’arthrose ?

Nul ne sait avec certitude d’où proviennent les douleurs de l’arthrose. La sensation douloureuse perçue par notre cerveau est en partie véhiculée par les nerfs, or le cartilage n’est pas innervé. Les hypothèses actuelles appuyées sur les constatations d’imagerie IRM s’orientent vers un rôle des tissus avoisinants (œdème de l’os sous le cartilage, épanchement synovial ou irritation des structures tendino-ligamentaires) ou d’une possible néoneurogénèse (c’est-à-dire l’apparition de nouveaux nerfs dans le cartilage malade).

Q. Comment évolue l’arthrose ?

En général, l’arthrose évolue lentement en plusieurs décennies. Cependant, dans certains cas rares, elle peut évoluer très rapidement, on parle alors d’arthrose destructrice rapide (ADR). Le plus souvent, l’évolution de la maladie arthrosique est émaillée de poussées douloureuses (PCA : poussées congestives d’arthrose = apparition de douleurs plus intenses évoluant jour et nuit) qui correspondent à des poussées de chondrolyse (destruction cartilagineuse). Il est essentiel de traiter ces PCA par des AINS (anti inflammatoires) en cures brèves en absence de contre-indication ou par des infiltrations cortisoniques qui sont des traitements capables de stopper la perte de cartilage.

Q. Est-il utile de passer des examens radiographiques ?

Le diagnostic d’arthrose est fortement suspecté à l’interrogatoire du malade aidé par l’examen clinique. Les radiographies sont le plus souvent suffisantes et confirmatives, révélant un pincement articulaire (rapprochement anormal des 2 extrémités osseuses) qui est le reflet de la perte de cartilage. Le cartilage n’est cependant pas visible directement à la radio car il est radiotransparent. Le Scanner voit directement les lésions du cartilage mieux que l’IRM mais n’est le plus souvent pas nécessaire en pratique courante. En recherche, l’IRM 3D permet de visualiser la perte de volume du cartilage.

Q. Est-il utile de demander des examens biologiques ?

Aucun examen urinaire ou sanguin n’apparaît utile pour le moment au diagnostic de cette maladie. Les chercheurs travaillent beaucoup sur les marqueurs biologiques dans l’espoir de détecter des patients plus à risque d’évolution destructrice et donc susceptibles de bénéficier de traitements innovants futurs mais coûteux.

Q. Comment traite-t-on l’arthrose ?

Si l’on se réfère aux recommandations européennes (EULAR), il existe comme traitements médicamenteux :

  • Les traitements de fond avec les antiarthrosiques d’action lente (glucosamine, chondroitine, ias et diacerheine) et l’acide hyaluronique injectable.
  • Les traitement de la crise avec les anti-inflammatoires (aspirine, ains par voie générale et aussi par voie locale ainsi que les pommades à base de capsaïcine .
  • Enfin, la cortisone parfois par voie générale, le plus souvent localement par injections intra articulaires : les fameuses infiltrations.

Au quotidien, il faut privilégier, pour les douleurs, les antalgiques (paracétamol).

Q. Quels sont les moyens non médicamenteux pour lutter contre l’arthrose ?

Là aussi, les recommandations de l’EULAR apportent un consensus :

D’abord, perdre du poids si il y a surcharge ou obésité avec un double intérêt : par un effet mécanique de décharge pour les articulations portantes mais également par un effet métabolique « asséchant » de ce qui fabrique l’inflammation (prostaglandines apportées par les lipides) par des adipokines.

Ensuite des aides techniques : appareillages (genouillères, corsets, attelles ou orthèses), semelles orthopédiques corrigeant la jambe plus courte et les déformations des axes jambiers, matériaux absorbeurs des chocs, cannes et déambulateurs.

La physiothérapie : c’est l’ensemble des moyens physiques naturels utilisant de l’énergie (ondes éléctromagnétiques, électrothérapie, ionisations si médicaments associés, ondes courtes, radar, ondes mécaniques, ultrasons, champs magnétiques (magnétothérapie).

Ces techniques d’appoint apportent une aide mais ne peuvent en aucun cas prétendre guérir l’arthrose :

  • La kinésithérapie a une action sédative mais également d’entretien des mobilités articulaires et de renfort musculaire
  • L’ergothérapie (aides techniques à domicile)
  • La crénothérapie (cures thermales) et la thalassothérapie.

Q. Association sulfate de glucosamine + sulfate de chondroitine

Mme Marie-Thérèse .D (dept 78) Dans de nombreuses publications nous trouvons une association sulfate de glucosamine + sulfate de chondroïtine, et de plus pour la glucosamine il y aurait un intérêt à avoir une forme à libération prolongée, que pouvez-vous me répondre. Merci d’avance.

Arthrofon® a été créé à la demande des médecins rhumatologues français qui souhaitaient disposer d’un sulfate de glucosamine d’origine contrôlée et fabriquée en France.
Ils désiraient une forme pure leur laissant la possibilité d’associer les traitements (chondroïtine, vitamine C) en fonction du patient et de l’effet recherché.

Q. Quelle est la place de la chirurgie dans l’arthrose ?

Dans certains cas, il est possible d’agir précocement par chirurgie : c’est la chirurgie préventive (ex. : malformation de hanche), lorsque les douleurs apparaissent avant le stade d’arthrose. Ceci afin de repousser la chirurgie prothétique à un âge compatible avec la durée de vie des matériaux d’arthroplastie.

Il existe 3 grands types d’opérations :

  • Les ostéotomies de redressement (sorte de fracture (tomie = couper) contrôlé de réaxation ou de décharge relative de la zone arthrosique laissée en place.
  • Les arthroplasties : remplacement prothétique articulaire ou prothèse (ex genou, hanche)
  • Les arthrodèses : sacrifice articulaire par ankylose ou « soudure » des extrémités osseuses de la jointure (ex. : cheville)

Il n’existe pas de règles absolues mais la décision chirurgicale ne se fait pas sur une image radiologique mais sur l’intolérance douloureuse et le retentissement fonctionnel (handicap) vécu par le patient ainsi que sur son retentissement psychologique et socioprofessionnel et bien sûr en absence de contre-indication (autres maladies) à la chirurgie. Les prothèses des hanches et des genoux permettent aux patients qui les justifient une récupération importante de leur qualité de vie et peuvent « transformer positivement » un patient. De nouvelles techniques par mini ouverture (mini open) sont en cours d’évaluation.

Q. Et les thérapies du futur ?

Il s’agit des greffes de cartilage utilisées actuellement pour des pertes osteocartilagineuses localisées (appelées osteochondrites) davantage que pour l’arthrose dont les lésions sont plus diffuses. Dans l’arthrose, il faudrait resurfacer, « sulfuniser », le cartilage de l’articulation. Une autre piste concerne les biothérapies (thérapies coûteuses issues de la recherche industrielle au « cœur de la machinerie cellulaire ») :

  • L’interleukine 1 semble être la cytokine clef de l’arthrose (petit messager inter cellulaire responsable des lésions observées).
  • Les anti-interleukine 1 (IL1) en injection intra-articulaire font l’objet d’expériences prometteuses mais pour le moment décevantes compte tenu de l’effet trop bref des produits utilisés (quelques heures à quelques jours seulement).
  • Les facteurs de croissance du cartilage sont également à l’étude mais ils ne doivent pas provoquer une croissance incontrôlée du cartilage ou activer des lésions précancéreuses…
  • La thérapie génique utilise des transferts de gènes cibles susceptibles de modifier l’activité des cytokines dans les articulations injectées.

La mise au point de ces différentes thérapeutiques (et d’autres : anti-enzymes, anti-radicaux libres) permettra une application thérapeutique humaine dans quelques années.


Fibromyalgie

Q. Qu’est-ce que la fibromyalgie ?

Si l’on s’en tient à la définition internationale basée sur les critères américains de l’American College of Rheumatology (ACR 1990), il s’agit de patient(e)s qui se plaignent de douleurs musculosquelettiques diffuses (« docteur, j’ai mal partout ») évoluant depuis plus de 3 mois associées à la présence à l’examen clinique de 11 (sur 18) points douloureux tendinomusculaires (tenders points de Yunus).

En France, suivant le Professeur Marcel Francis Kahn (1986), on parlait de Syndrome Polyalgique Idiopathique (sans cause connue) Diffus (SPID) avec une triade clinique associant douleurs diffuses, fatigue au sens médical du terme (asthénie, parfois épuisement total) et troubles du sommeil de type non réparateur. À l’examen, on recherchait les points douloureux tendinomusculaires de Yunus et on s’entourait d’un bilan biologique ou radiographique afin de ne pas laisser passer d’autres rhumatismes à forme de présentation douloureuse diffuse (diagnostic d’élimination)

Q. Existe-il une cause à la Fibromyalgie ?

À l’heure actuelle, la douleur de la fibromyalgie est reconnue, « visible » même par des examens sophistiqués de recherche (IRM fonctionnelle ex vivo, Débimétrie cérébrale) et différente des autres rhumatismes (arthrose, polyarthrite rhumatoïde, etc.). Pour la majorité des rhumatologues, cette maladie correspond à une anomalie de la perception douloureuse nociceptive, c’est-à-dire à une sorte de dérèglement central du « dolorostat » ou niveau de perception de la douleur.

L’abaissement du seuil de tolérance à la douleur quelle qu’en soit la cause déclenche une sorte de voie finale de la douleur identique chez les patients. De nombreux travaux actuels cherchent à mieux comprendre les voies de la douleur dans la moelle épinière (recepteurs Nmda, substance P) et le cerveau (sérotonine, dopamine, noradrénaline).

Certains médecins estiment que cette pathologie est une forme moderne d’hypochondrie, que la souffrance est réelle mais qu’il s’agit de personnes en rupture de tolérance au stress des civilisations modernes occidentalisées, une sorte de conflit interne vis-à-vis de la société non gratifiante, de détresse psychoaffective à type d’inadaptation à la compétition imposée par la mondialisation. Cette pathologie est souvent associée à un cortège de plaintes diverses regroupé sous la dénomination de syndrome de l’irritabilité de tout (côlon irritable, cystites à urines claires, migraines).

Quant aux causes déclenchantes, elles sont diverses mais on trouve souvent un stress psychique ou physique (13 fois plus de risque après un « coup du lapin »).
Très récemment des chercheurs américains (CDC D’Atlanta) ont décelé des anomalies dans les gènes régulateurs du stress dans le cadre du syndrome voisin de SFC (syndrome de fatigue chronique) où les plaintes sont proches de la fibromyalgie mais la fatigue est au 1er plan.

Au congrès de l’ICN (neuroendocrinologie) de Pittsburgh 2006, le stress en période prénatale semble prédisposer à l’émergence d’une fibromyalgie à l’âge adulte. Les spécialistes s’intéressent de plus en plus à l’enfance des patients fibromyalgiques (ACR 2007).

Q. Est-ce que la fibromyalgie est une forme de dépression ?

La majorité des auteurs s’accordent à penser qu’il s’agit de pathologies différentes avec des liens. En effet, peut-on souffrir des années sans retentissement sur le moral, la dépression réactionnelle conséquence d’une maladie chronique douloureuse réduisant les activités et pouvant conduire à l’isolement social et familial, apparaît « logique » mais « pas automatique » pour toute maladie de longue durée.

D’après les études, 30 % (et non 100 %) des fibromyalgiques seraient dépressifs, 2/3 auraient des antécédents familiaux de dépression et 50 % seraient anxieux. Les psychiatres ne considèrent pas la fibromyalgie comme une forme de dépression et les anomalies biologiques des voies du stress (axe cortisone surrénale) apparaissent bien différentes. Tout au plus, peut-on retrouver un profil d’hyperréactivité au stress, de moindre résistance aux frustrations et de tendance au catastrophisme avec l’impression d’être sans aide ni recours (« personne ne m’écoute ni me comprend »).
La dépression lorsqu’elle est présente peut être guérie indépendamment de la fibromyalgie et vice versa. Cependant, il faut rechercher chez un petit sous-groupe de patientes des traumatismes graves de l’enfance (abus sexuels, sévices) dont la prise en charge par des spécialistes qualifiés peut permettre d’obtenir une grande amélioration.

Q. Qui est victime de fibromyalgie ?

Principalement les femmes, de 30 à 60 ans hyperactives voire ergomaniaques (maniaques des activités ménagères) et qui par dérèglement durable de leur sommeil réparateur (sommeil haché, fractionné) déstabilisent leur seuil de résistance à la douleur. Cependant, une prédisposition génétique est peut être nécessaire (« ne fait pas une fibromyalgie qui veut » risque multiplié par 30 pour les enfants de parents fibromyalgiques), et les femmes conjuguent souvent une triple vie, professionnelle ou personnelle, de mère vis-à-vis des enfants et de femme gestionnaire du foyer.
Des influences hormonales sont peut être également en cause mais la fibromyalgie n’est pas une pathologie de la ménopause.

Enfin, il existe des cas infantiles, des cas masculins probablement sous-estimés et des cas tardifs de seniors. La souffrance ne s’exprime pas alors de la même façon, il faut y penser.

Q. Qu’entend-on par diagnostic d’élimination ?

Un diagnostic d’élimination n’est pas un diagnostic par dépit ni par facilité. Dans le cadre de la fibromyalgie, il ne s’agit pas d’un « syndrome fourre-tout » mais bien d’un vrai diagnostic avec des éléments positifs et des éléments négatifs.

Les éléments positifs sont les douleurs diffuses spontanées qui sont exprimées par la patiente et les points douloureux d’examen à 4 kgs par cm² (ongle blanc) pendant 4 secondes de pression (ACR 2007 Boston). Les éléments négatifs sont cliniques pour les points douloureux négatifs au contrôle sur le front, les cuisses et les pouces et paracliniques avec les analyses biologiques et les examens radiographiques si besoin pour éliminer d’autres maladies rhumatismales.

Par exemple, il convient d’éliminer les maladies inflammatoires (polyarthrite débutante, lupus systémique, maladie de Gougerot Sjögren ou syndrome sec), les maladies métaboliques ou endocriniennes (ostéomalacie carentielle, diabète phosphoré, hypothyroidie), le syndrome « des pièces et des morceaux » (associations de séquelles de traumatismes, d’arthrose plurifocale et de tendinites se présentant sous l’aspect premier de douleurs partout) et bien d’autres maladies.

Il ne faut pas se faire piéger par des douleurs iatrogéniques médicamenteuses (dus aux statines qui sont des traitements utilisés pour lutter contre l’excès de graisse dans le corps, dus aux bétabloquants, ce sont des antihypertenseurs et des antimigraineux ou dus aux protecteurs digestifs).

Enfin, il faut éliminer les rhumatismes psychogéniques vrais avec les conversions hystériques, le syndrome de Münchausen et les simulateurs heureusement rares en rhumatologie. Comme on le voit le diagnostic d’élimination demande une analyse complète de la situation de chaque patient.

Q. Comment fait-on le diagnostic ?

Le diagnostic est suspecté à l’interrogatoire du patient(e) par le médecin devant des douleurs diffuses (« Docteur, j’ai mal partout « ) confirmées par l’examen clinique à la recherche des points douloureux de Yunus à prédominance axiale (proche de la colonne vertébrale bipolaire = haut et bas) cervicoscapulaires et lombofessiers mais aussi proches des coudes et des genoux. Ce diagnostic nécessite un bilan biologique minimum afin d’éliminer d’autres maladies débutant par un état douloureux généralisé. C’est un diagnostic d’élimination.

L’examen clinique, très rassurant, contraste avec des plaintes douloureuses importantes au retentissement socio familial et personnel parfois majeur. Il s’agit d’un état douloureux sans lésion anatomique. De ce fait, des radiographies sont souvent inutiles sauf en cas de pathologies associées (fibromyalgie secondaire). Aucun examen invasif (ponction, biopsie) ou bilan d’imagerie sophistiqué (Scanner, IRM) ne s’avère utile au diagnostic de fibromyalgie primitive.

Q. Peut-on guérir de fibromyalgie ?

Oui, c’est même inévitable car « on ne naît pas fibromyalgique, on ne meurt pas fibromyalgique ». Il n’existe quasiment pas de fibromyalgie à un âge tardif, on parle même de « temps fibromyalgique » dans le sens où la durée de cette maladie est très variable d’un individu à un autre, de 1 an à 15 ans, dépendant de facteurs de pérennisation ou de conflit larvés. Il existe des formes brèves, quasi abortives ne durant que quelques mois. Ce sont malheureusement des cas rares où le patient, s’il arrive à restabiliser son sommeil et son humeur, peut guérir rapidement avec l’aide de son entourage.

La majorité des patientes évolue sur un mode chronique de longue durée (10 à 20 ans). Elles vivent avec des fluctuations des symptômes tant douleurs que fatigues qui sont encore aggravés par l’effort, le travail, certaines conditions climatiques, le froid, l’humeur et heureusement améliorées par les temps de pause, le repos, la chaleur, les vacances et la détente.

On peut guérir, bien sûr, aidé par les traitements classiques qui conjuguent régulateurs de la sérotonine comme l’amitryptyline (laroxyl) et antalgiques purs (paracétamol, tramadol) associés à une prise en charge psychologique de relaxation et de reconditionnement physique. Un grand nombre de patients (90 %) utilisent des médecines dites alternatives ne tolérant pas bien les médicaments classiques allopathiques. Parmi eux, la fibromyalgine®, composé à 100 % de plantes (phytothérapie), et qui comprend en 2 gélules, 9 composants agissant à la fois sur les principaux symptômes : douleur (spiréa ulmaria), fatigue (gelée royale, gingembre, acerola, vitamine c) et sommeil (passiflore et camomille allemande) et en « prime » une action sur les monoamines cérébrales impliquées dans cette maladie : 5 hTP précurseur de la sérotonine (chiendent)et L-Tyrosine précurseur des catécholamines (dopamine et noradrénaline).

Q. Et l’avenir ?

On attend toujours de nouveaux critères de diagnostic. Les critères utilisés actuellement sont contestés car il s’agit d’avantage de critères de classification (ACR 12990). Lors du congrès de l’EULAR 2006 (Amsterdam), des recommandations européennes de prise en charge de la fibromyalgie ont été émises et diffusées au public en 2007. En France, l’académie nationale de médecine a présenté un rapport début 2007.

L’OMS (WHO), en 2007, reconnaît définitivement la fibromyalgie en tant qu’entité dans sa version révisée de la classification internationale des maladies. Début 2008, la fibromyalgie est « revisitée » au palais du Luxembourg (Sénat) lors d’un colloque « femmes et rhumatologie » de l’AFFM, sous l’angle d’un « burn out de stress » avec traumatisme prénatal prédisposant.

Cette pathologie connait un regain d’intérêt compte tenu des travaux actuels dans le domaine de la génétique (prédisposition probable avec cas familiaux ; des études de jumeaux notent une agrégation familiale) et dans le domaine des voies de la douleur. Les voies de recherche s’orientent vers une anomalie des petites protéines messagères entre les cellules du cerveau (neurones) que l’on appelle les monoamines cérébrales.

La sérotonine est impliquée dans la régulation à la fois des voies de la douleur et des voies de la régulation du sommeil et également de la dépression. La noradrénaline et l’adrénaline sont à la fois des neurotransmetteurs et des hormones des voies du stress. Enfin, la dopamine en amplifiant la réponse à la sérotonine est impliquée dans les voies de la gratification (voies mésolimbiques).


Syndrome de fatigue chronique

Q. Qu’est-ce que le SFC : syndrome de Fatigue chronique ?

Il s’agit de patient(e)s présentant une très grande fatigue au sens médical du terme (asthénie) pouvant conduire à l’épuisement responsable d’une réduction de plus de 50 % des activités physiques et mentales du sujet. Cette asthénie inhabituelle évolue depuis plus de 6 mois et apparaît chez un patient indemne de toute maladie infectieuse grave, cancéreuse, endocrinienne ou rhumatismale inflammatoire chronique.

Q. Existe-t-il des critères de définition précis pour cette pathologie ?

Oui, il existe plusieurs critères de définition de ce syndrome (groupe de symptômes ou signes cliniques). D’un point de vue reconnaissance internationale, les critères du CDC d’Atlanta de 1988 revisités par Fukuda en 1994 sont les plus utilisés.

Ils regroupent deux critères majeurs : le 1er consiste en une asthénie comme décrite à la question précédente et le 2e critère est un critère d’élimination de maladies organiques connues pour être sources de grande fatigue et 8 critères mineurs qui sont répartis en 2 groupes : le 1er subjectif consiste en de multiples plaintes retrouvées dans le cadre de la fibromyalgie : douleurs diffuses, troubles du sommeil, de la concentration, mémoire (voir fibrofog dans lexique), maux de tête, etc. et le 2e groupe consiste en plaintes objectives infectieuses mineures avec état fiévreux léger, ganglions cervicaux et axillaires (sous les aisselles), maux de gorge, pharyngite témoignant d’un état infectieux récent.

Q. Qui est concerné par cette maladie ?

Les hommes presque autant que les femmes (60 %), plutôt d’âge moyen. Il semble s’agir d’une maladie d’apparition rapide (quelques jours), voire brutale (quelques heures), due à une réponse inappropriée de notre système complexe de défense de l’organisme (neuro-endocrinoimmunologique-NEI) sur terrain facilitant de dysfonctionnement des gènes du stress à la suite d’une agression environnementale virale, toxique, chimique voire vaccinale, ondes électromagnétiques.

Cette maladie a été découverte en 1988 chez les golden boys surmenés des places boursières : Yuppie’s syndrom et dans les années 90 à la suite « d’épidémies locales : endémies » de fatigue collective faisant évoquer un déclenchement viral ou toxique (neurasthénie épidémique du lac Tahoé, encéphalopathie myalgique).

Q. Comment porte-t-on le diagnostic ?

Nous sommes dans le cadre d’un diagnostic d’élimination, associant :

  • un bilan biologique dont le but est d’éliminer des affections précises bien connues pour engendrer une asthénie importante infections (hépatites, SIDA, tuberculose), des cancers, des maladies hormonales (hypothyroidie, insuffisance surrénale) et des maladies inflammatoires rhumatismales chroniques (polyarthrite rhumatoïde, lupus systémique).
  • et un faisceau d’élément propres au SFC, savant dosage de critères majeurs et mineurs : il faut 2 critères majeurs et 8 mineurs ou 6 mineurs subjectifs (1er groupe) et 2 mineurs objectifs (du 2e groupe) pour retenir le diagnostic (voir diaporama).

Un syndrome anxiodépressif mineur n’exclut pas le diagnostic de SFC alors qu’un état dépressif sévère l’élimine ainsi que les pathologies psychiatriques lourdes. Une cause médicamenteuse (iatrogène : effet secondaire non désiré) doit toujours être recherchée dans le diagnostic d’élimination.

Q. Existe-t-il des liens avec la fibromyalgie ?

Le SFC est une entité nosologique (maladie reconnue et classée) indépendante de la fibromyalgie (FMS : syndrome fibromyalgique). Cette maladie présente pourtant des formes de passage et de chevauchement avec le FMS : on retrouve les trois grands symptômes (plaintes) : fatigue, douleurs musculaires diffuses, arthralgies calmées par le repos et la chaleur aggravées par le froid et les efforts, troubles du sommeil avec retentissement sur la concentration mentale (fibrofog), mais la fatigue est au 1er plan bien que fluctuante.

Dans le cadre du SFC, le début est rapide ou brutal, le sex ratio est plus équilibré et il existe souvent une « ambiance infectieuse d’allure virale » avec état subfébrile, maux de gorge, adénopathies (ganglions palpables cliniquement). Sous l’angle biologique, l’équipe de De Meirleir a montré en 2000 qu’un marqueur biologique serait identifiable pour les patients atteints de SFC (donnée à confirmer) non retrouvé pour le FMS ni dans la population générale. Cette anomalie biologique est une enzyme défectueuse qui participe à l’élimination d’agents viraux (ARNase). Les auteurs proposent de traiter les victimes de cette maladie par un agent immuno-modulateur antiviral (Ampligen®).

Q. Quel est le devenir des patients atteints du SFC ?

Classiquement, l’évolution est longue mais favorable. Il existe probablement des formes brèves voire abortives mais les critères stipulent une durée de plus de 6 mois pour retenir le diagnostic. En règle générale, l’évolution se fait sur plusieurs années avec des fluctuations d’intensité des plaintes mais lorsque la fatigue devient intermittente « en pointillé », elle annonce une guérison. Il faut retenir que même si cette maladie présente un fort retentissement professionnel, social, familial et personnel, il ne s’agit pas d’une maladie « grave au sens médical du terme » compte tenu de l’absence de lésion destructrice irréversible, de déformations ou de cancer sous-jacent.

Q. Comment traite-t-on le SFC ?

Si le retentissement pyscho-socio-professionnel et familial le justifie, il ne faut pas hésiter à proposer une thérapie cognitivo-comportementale ou un soutien psychologique par un professionnel compétent. Si un syndrome dépressif réactionnel apparaît, un traitement par antidépresseur et anxiolytique peut être prescrit sous contrôle médical, éventuellement un avis psychiatrique pour les formes sévères peut être proposé. Il faut rassurer le patient, l’informer des connaissances et des recherches ou découvertes récentes en cours afin de garder un espoir raisonné de guérison.

Aucun traitement actuel n’a fait ses preuves scientifiques dans cette maladie mais il est tout à fait recommandé de prendre des stimulants de défenses immunitaires (vitamine C, gelée royale) et des antiasthéniques (antifatigue, vitamine C, gingembre). Des correcteurs naturels du sommeil sont également judicieux (griffonia, escholtzia, passiflore, camomille).

Les voies de la dopamine D2 (gattillier) sont tout à fait intéressantes. Il existe plusieurs sous-récepteurs à la dopamine, petit messager entre les neurones, D2 correspond au système activateur de l’action et de la gratification, il est différent de D3 qui contrôle la dépendance aux drogues et de D5 qui intervient dans le contrôle du mouvement de la maladie de Parkinson).

La Fibromyalgine®, qui comprend en 2 gélules, l’ensemble de ces composants est certainement une alternative thérapeutique naturelle efficace et sans danger avec un délai d’action moyen de 4 à 6 mois.


Questions générales

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